Chaque année nous sommes dans l ‘obligation de publier des arrêtés de circulation dû aux chenilles processionnaire qui envahissent notre commune

Qu’est-ce qu’une chenille processionnaire ?

Il s’agit d’une espèce de lépidoptères. A l’âge adulte elle se transforme donc en papillon. Sa larve prend la forme d’une chenille pouvant mesurer jusqu’à 40 millimètres de long, le corps parsemé de taches rouges et le ventre jaune. La chenille processionnaire est recouverte de poils de soies urticants et allergisants pour l’Homme et l’animal.

Il en existe plusieurs types :

  • la chenille processionnaire du chêne, urticante du printemps jusqu’au début de l’été ;
  • la chenille processionnaire du pin, urticante de l’automne jusqu’au printemps.

Si le nuisible du chêne reste dans l’arbre en attendant de se transformer en papillon, celle du pin s’enfouit dans le sol en attendant la métamorphose.

Comment se déplacent-elles ?

On les appelle chenilles « processionnaires » en raison de leur mode de déplacement. En effet, ces petits insectes velus qui se nourrissent des arbres avancent en une file indienne pouvant s’étendre sur plusieurs mètres.

Les chenilles processionnaires sont-elles dangereuses pour l’Homme ?

Les micro-poils présents sur le dos de l’insecte sont projetés en l’air lorsque la chenille se sent menacée. Composés de dards, ils libèrent une toxine urticante pouvant entraîner l’apparition de boutons durant trois à quatre jours environ.

Extrêmement volatiles, ces poils urticants peuvent aussi être respirés ou entrer en contact avec les yeux et engendrer des troubles oculaires ou respiratoires. Selon un rapport publié par l’Anses en juin 2020, l’immense majorité des cas (96,3%) exposés aux poils des chenilles processionnaires ont développé des problématiques de « gravité faible ». Dans 0,2% des cas, les spécialistes ont observé des maux de « gravité forte ».

Une atteinte à l’oeil et une pénétration dans le globe oculaire peut notamment avoir de graves conséquences si les micro-poils ne sont pas retirés rapidement. Ils peuvent entraîner l’apparition d’un nodule dans l’iris, d’un glaucome ou encore d’une cataracte.

Chez des personnes fragiles ou ayant des antécédents allergiques importants, la piqûre peut aller jusqu’au choc anaphylactique.

Le risque des chenilles processionnaires sur les animaux

Le danger est également présent chez les animaux de compagnie. Un chien, un chat, un cheval ou encore un bovin qui aurait léché sa piqûre ou l’insecte risque une nécrose de sa langue s’il ne reçoit pas rapidement un traitement à base de corticoïdes.

Comment soigner une piqûre de chenille processionnaire ?

Après une piqûre ou une suspicion de piqûre, il est recommandé de laver abondamment à l’eau, sans frotter, afin de ne pas casser les poils urticants, ce qui libèrerait davantage de toxine dans l’organisme. L’utilisation d’un papier collant pour décrocher les poils peut aussi être une solution.

La prise d’antihistaminique sera efficace pour soulager les démangeaisons. En cas de forte allergie, un professionnel de santé pourra prescrire un traitement à base de corticoïdes.

Comment les éviter ?

Les communes françaises usent de pièges pour intercepter les chenilles processionnaires. La pulvérisation de biotoxines est particulièrement utilisée, provoquant la mort des larves par ingestion. A Toulouse, la municipalité a décidé de tester cette année des billes d’amidon projetées à l’aide de fusil à air comprimé. La diffusion de ces phéromones dans les arbres va aider à limiter la reproduction du papillon.

L’installation de nichoirs à mésanges dans les zones à risques est aussi pratiquée, l’oiseau étant particulièrement friand de la chenille processionnaire.

Un communiqué diffusé par l’Agence régionale de santé du Grand Est recommande d’éviter les endroits potentiellement infestés, de porter des vêtements couvrants lors de balades en forêt ou en campagne, de ne pas faire sécher de linge en extérieur et de bien laver ses fruits et légumes avant de les consommer.